En passant

LES CHIENS

18 février 2016

Je n’ai pas envie de croire que l’on n’y peut rien.

Je n’ai pas envie de croire que “c’est comme ça et puis c’est tout”.

De baisser les bras.

De baisser les bras face à ces chiens avides de sang bien rouge, ces chiens aux canines toujours plus saillantes, toujours plus gourmandes et envieuses, ces merdes cauteleuses qui ne cherchent qu’à éteindre en vous ce qui leur manquent en eux. Les crapules !

Je n’ai pas envie de croire qu’à la fin ce sont eux qui auront le poing levé.

Dans ce monde où ne règne aucune justice, dans ce monde, où chaque jour, un peu plus que la veille, je suis la spectatrice de la bêtise, je ne veux pas croire que c’est elle qui arrivera à ses fins.

Ce n’est pas possible.

Je crois encore, je pense…, suffisamment en Nous pour me dire que la roue va tourner au bout d’un moment et que les chiens vont ronger leurs chairs jusqu’à en râper leurs os.

A ce moment-là, je vous l’assure, je les regarderai d’en haut, la tête fatiguée, certes, déglinguée peut-être, mais droite.
Droite.
Et je leur sourirai.
Même en ayant mal.

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