En passant Théâtre de Cornouaille

CARMEN SOUZA, CAP-VERT MUSIC AIRLINES

6 novembre 2014

Embarquement immédiat, aujourd’hui je vous invite à découvrir le monde de Carmen Souza.

Le concert de Carmen fait partie des spectacles que je n’aurais pas été voir si Aurélie, la chargée de com’ du Théâtre de Cornouaille n’avait pas su me convaincre.

Comme toujours je suis honnête avec vous, j’avais même un peu d’à-priori en découvrant les vidéos du net. Peut-être un peu trop jazz à mon goût. J’avais peur de trouver ça chouette… 10 minutes… Mais je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses, et les orientations d’Aurélia ont toujours été pertinentes.

En route donc pour Carmen.

J’embarque.

La salle est pleine, le concert commence. Carmen a beau être solaire, souriante, belle comme un cœur, elle a beau avoir une voix incroyablement chaude et envoutante ; ses 3 musiciens ont beau être investis dans leurs instruments, à la fin du premier titre, je me dis que ça va être long. Musique trop déstructurée, l’impression que ça part dans tous les sens, aucune mélodie à laquelle me raccrocher… La musique jazz « trop jazz » me donne l’impression – et là je me confonds en excuses auprès des musiciens jazz et auprès de leur travail…. – que rien n’est écrit, que tout est brouillon. Bref… Ça va être long.

Je me suis dit ça les 15 premières minutes.

Jusqu’à ça que l’avion décolle.

Et là, ça commence. On sent tout d’abord un doigt tapoté subtilement le bras opposé. Puis c’est au tour du pied de battre la mesure. Carmen sourit, danse, chante, le soleil arrive, les flots des vagues sont dans nos têtes, le sables sous nos pieds.

Les épaules prennent le rythme.

Nous ne sommes plus dans une salle de théâtre, mais sur une plage, un soir d’été, loin, à quelques milles de kilomètres de là.

La magie de la musique.

Nous n’avons plus de chaussures fermées ni de pull. Nous sommes pieds nus sur le sable, en robe légère ou en bermuda coloré.

Carmen chante Africa et arrive à faire chanter le public quimpérois… Tout le monde a le sourire aux lèvres, frappe des mains et danse dans sa tête.

Carmen qui considère la musique comme “une mission” a réussi. Partage, sourire, émotions. C’est gagné.

Carmen sait transmettre.

Et on en est encore plus sûre quand elle nous présente, elle au piano accompagné de son acolyte Théo Pascal à la contrebasse, sa version de Sodade. Sodade, titre repris de centaines de fois, souvent calqué sur l’original. Souvent repris dans le même “style” langoureux. La version de Carmen Souza est plus dramatique. Elle délivre un Saudade blesse, d’une infinie douleur. Sodade restera pour moi une des fortes émotions de la soirée.

2-carmen-souza-concert-ladyblogue.jpgLes musiciens, tous très très bons, enchaînent, et c’est reparti. De longs applaudissements accompagnés de “bravo” suivent chaque titre.

La salle du Théâtre de Cornouaille finira le concert éclairée, debout, dansant, chantant, et frappant des mains. Rare à Quimper.

Carmen Souza nous a transportés chez elle.

 

J’ai voyagé sur une plage, loin, du sable sous mes pieds, la nuit douce, la mer calme… la musique caressante.

J’ai détaché ma ceinture.

Le temps a filé.

Carmen Souza, Cap-Vert Music Airlines, je vous remercie pour cet agréable voyage et espère vous retrouver très bientôt sur mes lignes musicales.

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