En passant

UNE RENCONTRE : UNE JOLIE FABLE

12 mai 2014

Une rencontre.

La bande-annonce m’avait donnée envie d’aller voir le film.
L’histoire d’un homme marié qui rencontre une femme célibataire.
Les deux la quarantaine.
Attirance mutuelle.
Lui, tiraillé entre sa vie de couple heureuse et la promesse d’une nouvelle histoire.
Elle, tiraillée entre l’homme marié, briser un couple, toussa et la promesse d’une nouvelle histoire.
Histoire tristement ou magiquement banale, chacun choisira.
Pendant tout le film, le spectateur (oui… Je fais ici une généralité qui n’a peut-être pas lieu d’être. À vous de me dire…) n’attend qu’une chose : que les baisers aillent plus loin. Pas que l’on veuille une X-ième scène de cul (quoi que, avec Sophie Marceau, je ne dis pas non) mais on aimerait que l’homme et la femme basculent. On s’attend à ce que la folie l’emporte sur la raison.
Iront ? N’iront pas ? Plongeront ? Ne plongeront pas ? On se dit que si, forcement ils vont plonger… Forcément.
Et puis non.
Lui ne plonge pas.
Il reste fidèle à son histoire d’homme marié, et heureux de l’être. Il reste fidèle à son quotidien.
Pierre (François Cluzet) ne craque pas. Il s’arrête aux baisers échangés mais n’ira pas goûter au ventre, aux cuisses, aux fesses d’Elsa (Sophie Marceau).
Il aurait pu y aller, vivre cet « amour » et faire machine arrière après. Comme la plupart des hommes (et des femmes) infidèles. Mais il préfère la magie de l’inattendu, du hasard et du peut-être…
Pour elle, forcément, c’est différent. Elle est seule, célibataire. Et même si son seul tabou était l’homme marié,  les tabous sont faits pour être fracassés.

Le film de Lisa Azuelos est comme une fable. Il vise à donner de façon plaisante une leçon de vie. Une belle histoire à laquelle on croit uniquement le temps de la projection. Un film avec une belle morale éloignée de la vraie vie.

Une morale qui fait du bien. Mais une morale à laquelle on a du mal à croire parce qu’elle gomme, parce qu’elle raye le champ des possibles. Est-ce que l’Homme est fait pour ça ?

Il y a.

 

Parfois on regarde les choses
Telles qu’elles sont
En se demandant pourquoi
Parfois, on les regarde
Telles qu’elles pourraient être
En se disant pourquoi pas

Il y a lalala
Si l’on prenait le temps
Si l’on prenait le temps

Facebook Comments
Please follow and like us:
Pin Share

You Might Also Like

3 Comments

  • Reply Dorian 12 mai 2014 at 14 h 22 min

    « On croit ce que l’on veut croire. »

    Demosthene

    • Reply Jerome 21 mai 2014 at 12 h 02 min

      Detruire les couples ca marche bien !

  • Reply Le floch jerome 21 mai 2014 at 12 h 04 min

    Le theme de la destruction de couple t’interresse?

  • Leave a Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.