En passant Théâtre de Cornouaille

TERRIBLE BIVOUAC de PIERRE GUILLOIS

20 janvier 2014

Depuis le jour où le Théâtre de Cornouaille m’a parlé de ce spectacle, j’avais hâte de le voir. Le sujet m’attirait, l’histoire incroyable de ces deux aventuriers, François Henry et Jean Vincendon, pris dans une tempête de neige attisait ma curiosité. Et aussi (surtout ?) le fait que ce spectacle ait lieu non pas au théâtre même, comme il en est l’habitude, mais en extérieur, dans un hangar de Quimper (un des halls du Parc des expositions) me plaisait énormément.

Comme à chaque fois, lancement d’un évent Facebook pour que vous puissiez vous inscrire, tirage au sort pour désigner les lecteurs qui allaient m’accompagner à cette soirée et zou, c’était parti.

RDV sur le parking de la Croix des Gardiens.

Isabelle est arrivée en premier, Olivier, Chris et Jean-Michel ont suivi.

terrible-bivouac-ladyblogue (9)Tout le monde avait suivi les consignes, tout le monde avait son attirail : gros pulls, gros manteaux, doudounes, chapkas, écharpes, coussins, couvertures et même duvet.

À “l’entrée” de la zone dédiée au spectacle (délimitée par de grands rideaux noirs), on nous distribue des cartons à plat (pour s’assoir dessus) et de petites bougies électriques vertes “à allumer en même temps que les comédiennes” nous dit-on.

On s’installe, tout près de la scène. 4 petits podiums noirs carrés rangés en ligne sous une rampe de lumières. Le décor est épuré au maximum. Ça me va.

terrible-bivouac-ladyblogue (10)terrible-bivouac-ladyblogue (3)C’est une vision étrange de nous voir tous comme ça, emmitouflés, carapatés, sous nos bonnets et plaids rouges. On dirait qu’il y a eu une catastrophe, un sinistre, et qu’on nous a tous rassemblés ici en attendant les secours. Je nous regarde et tout ça me rappelle des images vues au journal de 20h… Étrange.

Le spectacle commence quand une personne du public, une femme, se lève et commence à parler fort.

Elles sont trois, trois comédiennes, trois femmes qui nous racontent cette terrible aventure. Le texte est un vrai récit, on nous plonge dans des faits, pas de place au pathos, on nous livre cette histoire folle de façon très brute, comme un reportage. Je suis tout de suite pris dans le tourbillon, dans la tempête. Je suis ces femmes du regard, de la voix. Elles expliquent, elles racontent le comment du pourquoi, ces secours qui ne partent pas, ces manques de chances, les bêtises humaines, ces questions météo, ces questions médicales, le gel des membres, les nécroses, les amputations à cause du froid. Tout cela de façon détachée. Pierre Guillois, le metteur en scène et écrivain du spectacle, a souhaité ça.
Nous ne sommes pas dans une “téléréalité”, nous sommes dans la réalité tout court. Dans le vrai, sans violons, sans mensonges, sans exagérations et sans surplus.  On se rend alors encore plus compte des conditions atroces que les deux jeunes gens ont vécus. On touche le réel parce qu’il nous est livré sans emballage.

Le jeu des 3 comédiennes est impeccable malgré un texte long et difficile. Un coup de coeur pour Catriona Smith Morisson dont le jeu m’a beaucoup émue.

terrible-bivouac-ladyblogue (6)Après le spectacle, la soirée a continué dehors, autour de braseros poétiques et de vins chauds conviviaux.

Une soirée comme je les aime.

Bravo.

 

Un album photo est disponible ici.

Retour sur mon partenariat avec le Théâtre de Cornouaille par là.
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