Mes rencontres

MA RENCONTRE AVEC MATTHIEU CHEDID (PARTIE 1) : LE ROI DES OMBRES

22 juillet 2013

Programmation des Vieilles Charrues dévoilée. On sait que Matthieu Chédid viendra. Pas tellement une surprise, -M- et les Vieilles Charrues, c’est toute une histoire, une histoire d’amour.

La date arrive.

Jean-Luc Martin, président des Vieilles Charrues. © Photo : Ladyblogue

Jean-Luc Martin, président des Vieilles Charrues.

J’envoie un mail à Jean-Luc Martin, Président des Vieilles Charrues. Jean-Luc, je le connais juste un peu. Egalement, directeur du groupe quimpérois Tuffigo-Rapidex, il est un client de l’agence.
Depuis la première fois où je l’ai vu, j’ai accroché sur le bonhomme. Jean-Luc est une pile électrique qui ne s’arrête jamais.
Jean-Luc est un Duracell, un inépuisable.
Mille idées à la seconde, un enthousiasme communicatif, c’est un homme qui me plait.
Et puis, ce n’est pas tout. Jean-Luc Martin est un affectif. Un homme de cœur, de valeur, de vérité. Ça se sent à la première seconde.  Il aime sa Terre, il la met sous les projecteurs en créant les Charrues. Il aime ses amis, il s’entoure d’eux et croient en eux.
J’aime ces hommes-là, vrais et entiers.

Dans mon mail, je lui explique que j’aimerais rencontrer Matthieu Chédid. Qu’en plus d’aimer l’artiste, sa musique, ses textes, c’est l’homme que je veux voir, toucher, sentir, ressentir. Je ne sais pas si Jean-Luc va me dire oui, j’envoie ce mail au culot, avec ma passion habituelle.

backstage-vieilles-charruesQuelques semaines après, je reçois une invitation Backstage.

Jean-Luc, ami de Matthieu, me dit que s’il peut, il me le présentera, mais ne me promet rien, évidemment. Depuis quelques années, Matthieu Chédid est entré dans un tourbillon. Il est sollicité de partout, demandé de tout le monde. Je sais bien que ce n’est pas gagné, qu’il y a très peu de chances que cela arrive. Je n’espère rien.

Mais en fait si, je ne vais pas vous mentir, ni me mentir. J’espère à fond bien sûr. J’espère parce que je préfère toujours penser au 0,01% de chance que le bien arrive plutôt qu’aux 99,99% restants. Je suis comme ça. Une éternelle optimiste, une rêveuse même, une utopique de la vie. Se dire que rien n’est impossible. Visée toujours les rêves. La réalité nous plombe trop souvent.

19 juillet.
Départ pour Carhaix.
GPS, téléphone branché, musique à fond, je roule sous un soleil de plomb. J’aime.

Pendant les 4 jours du festival, Carhaix change de visage. Cette année, les Gaulois (thème 2013 des Charrues) envahissent les rues. J’arrive en milieu d’après-midi, vers 15h-15h30, et déjà certains vacillent, les yeux à l’envers, prêts à vomir. Des flèches indiquent les différents parkings. Invités, VIP, festivaliers, artistes, presse pro… Je trouve le mien, c’est bon, je suis arrivée.

Là commence la marche du jour. Arrivée à un rond-point, un mec de la sécu me demande si j’ai un laisser-passer. Oui, j’en ai un. Je lui montre. Il m’indique la route à prendre “C’est par ici, mademoiselle”. Le monsieur m’appelle Mademoiselle, certes, mais le monsieur s’est trompé et voilà que je commence ma petite randonnée imprévue. A chaque croisement, je montre mon billet et à chaque croisement on me dit “c’est par là”.
J’arrive 40 min après. Mais je suis restée zen, il fait beau, chaud, la balade dans les bois était  jolie, les rencontres avec les festivaliers délirants m’ont offert de vrais sourires, voir quelques rires et quand j’arrive à l’espace Backstage, je suis assoiffée, mais souriante.

Un SMS à Jean-Luc pour lui dire que je suis sur le site.

ladyblogue_vieilles_charrues

Espace Backstage / Grim Rouge / Le sourire de Serge / Christian Gouerou en pleine conversation

Dès mon arrivée, je croise Serge, un contact Twitter. Ce garçon est charmant. Un sourire sur pattes. Plus tard sa  jolie  femme et quelques amis à eux nous rejoindront. J’ai également le plaisir de rencontrer Christian Gouerou, directeur départemental de Ouest-France, avec qui nous échangeons une bière et une discussion intéressante.

Je regarde mon portable toutes les minutes. Si j’ai un message, si je capte là où je suis. Toujours pas de news de Jean-Luc.

Rokia Traoré © Ladyblogue

Rokia Traoré en interview pour France Inter.

Rokia Traoré débute son concert. Je la regarde sur l’écran géant installé dans l’espace Backstage. Trop chaud pour aller devant la scène. Là, sur l’herbe, une Grimbergen rouge dans les mains, je suis bien. J’aime bien cette nana, j’avais envie de voir ce que ça donnait en live. Rokia est très jolie dans sa robe rouge, Rokia chante et danse bien, mais Rokia est trop “douce” pour moi. Ca manque de peps, de nerf, du petit truc qui donnerait envie de s’arrêter de parler et de regarder le concert à 100%.

Je regarde mon portable toutes les minutes. Si j’ai un message, si je capte là où je suis. Aucune news de Jean-Luc.

Lilly Wood and the Prick au festival des Vieilles Charrues

Lilly Wood and the Prick

Lilly Wood & The Prick déboulent. Et là, c’est le gros coup de cœur. Je suis tout de suite séduite. Je voulais les voir et je ne suis pas déçue. La nana aux cheveux rouges et à l’air canaille envoie grave. J’aime les rythmes, j’aime leur présence, j’aime l’implication. Le public ne s’y trompe pas. Le groupe est très applaudi. Je prévois d’acheter leur(s ?) CD.

Je regarde mon portable toutes les minutes. Si j’ai un message, si je capte là où je suis. Rien. Rien. Rien. Rien !

Bruel. Il y a quelques années, j’avais été le voir en concert au Zénith. J’étais en classe de première et on y était allé avec une bande de copine… et mon prof de maths de l’époque. Ouais. J’aimais, comme beaucoup, ses chansons “Casser la voix”, “Alors regarde”, “J’te l’dis quand même” et toussa.  Et puis, j’ai oublié Bruel. Mais apparemment, il y en a qui ne l’ont pas oublié. Des nénettes de 20 ans aux quadras surexcitées, la Bruelmania est toujours là. J’étais curieuse de ce concert, je voulais voir si Bruel allait créer la surprise. Le remplacement à la dernière minute d’Elton John lui mettait une sacrée pression sur les épaules. Le mec a l’air sympa, il avait l’air touché de l’accueil, il a fait son job… je ne dis pas que Patrick Bruel n’a pas fait le show, je suis juste restée insensible à sa prestation. Ou peut-être n’étais-je pas “disponible”, la tête trop ailleurs, la tête en ébullition.

Je regarde mon portable toutes les minutes. Si j’ai un message, si je capte là où je suis. Pas de news de Jean-Luc. Et là je me dis que c’est mort.
Que si Jean-Luc ne m’appelle pas maintenant à 1h-1h30 du concert de Matthieu Chédid, c’est foutu. Je ne vois pas Matthieu Chédid recevoir du monde après son live. Le mec se donne comme un bête sur scène, il dépense une énergie phénoménale, je me dis que après, c’est douche, tranquille et bus de tournée.

L’attente est ultra-longue. Et pour une fois, je n’aime pas.

Le concert commence. Je file dans la fosse. J’avais vu -M- en juin dernier à Nantes, je connais le show. C’est d’ailleurs la première fois que je vois un concert deux fois. Matthieu Chédid assure. Evidemment. Le contraire est improbable. Mais encore une fois, j’ai la tête ailleurs.
Matthieu Chédid aux Vieilles Charrues 2013

La fin du concert approche. Je n’espère plus rien. Je sors du site, un peu avant le Monde. Je regagne ma voiture. Il est 0h40. Dans une heure, je serai à Quimper.

Je roule, prends la 4 voies.
Je suis déçue de n’avoir pas pu approcher -M-, et je me dis en même temps que j’exagère de l’être. C’est vrai… je croyais quoi ? Que Jean-Luc Martin, président des Vieilles Charrues, n’avait que ça à faire, penser à moi, Delphine Jory, blogueuse quimpéroise ?  Que Matthieu Chédid allait accepter, comme ça, de voir Ladyblogue ? Matthieu Chédid, Delphine ! Redescends sur Terre !!!
Je regarde une dernière fois mon téléphone.
Vois un message.
Je me demande qui c’est, pour moi ça ne peut pas être Jean-Luc.
J’écoute le message.
C’est Jean-Luc.
Rappelle-moi dès que tu peux, que je t’amène vite dans les loges.

Cœur à 100 000 !
Je sors à la première bretelle.
Je me gare à l’arrache, n’importe où, en vrac.
Je l’appelle.

Putain… pourquoi je suis partie du site ? Pourquoi je suis partie si tôt  ?


C’est là que commence une course infernale…

 

( LA SUITE EST À LIRE ICI )

 

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1 Comment

  • Reply Isa 22 juillet 2013 at 11 h 10 min

    Ah ça c’est pas cool de stopper l’histoire au beau milieu … mais bon, heureusement qu’il y a instagram ..

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