LE DA VINCI CODE DES CHAUSSETTES SEULES // L’humeur de Ladyblogue #20 pour Ouest-France

13 mars 2013

LE DA VINCI CODE DES CHAUSSETTES SEULES

Il suffit de papoter entre copines ou de se balader sur la toile, de Facebook à Twitter en passant par les blogs et forums, pour voir qu’on a tous le même souci et qu’on se pose tous la même question : « Pourquoi ? »

 

Pourquoi nous retrouvons-nous tous et toutes avec un nombre impair de chaussettes dans nos tiroirs ?

 

Pourquoi, quand nous faisons tourner une machine, il manque toujours – j’ai bien dit toujours – une chaussette ?

 

On explore alors le tambour, on regarde autour de la machine en se disant que l’on en a peut-être échappé une et, ne trouvant rien, on se dit qu’elle a dû rester dans le panier à linge sale.

 

Et puis, on laisse passer.

 

Le linge sèche, on le repasse, on le plie et on le range. Et quand on le range, on met les chaussettes seules dans « la boîte aux chaussettes seules ». Parce qu’à force, on a été obligé de créer un espace pour ranger les abandonnées, dans l’espoir de retrouver un jour leur alter ego. Au départ, il n’y avait que trois chaussettes dans la boîte aux chaussettes seules. Maintenant, y’en a une quinzaine. Le nombre d’orphelines augmente sans cesse.

 

Deux chaussettes + une machine à laver = une chaussette. Pas normal. Mais l’équation est sans appel. Mathématique. Prouvée. Forcément, il y a quelque chose qui nous échappe. Forcément, y’a un truc quelque part. Énigme.

 

Le Da Vinci Code des chaussettes seules.

 

Alors j’ai cherché.

 

J’ai supposé.

 

J’ai soupesé.

 

Des lutins Bidibule aux machines à laver-cyborg, j’ai tout étudié, rien laissé à l’écart. Mais rien ne tenait debout. Forcément… sur un seul pied… (ah ah ah)

 

Qui voudrait nous piquer nos chaussettes ? C’est alors que j’ai eu un flash. Une ampoule éclairée. Des unijambistes !! Mais bien sûr ! Qui d’autres auraient besoin d’une seule paire de chaussettes ? Mais bon… les gangs d’unijambistes, ça ne courent pas les rues, et pour cause… (ah ah ah-bis)

 

Ce n’était donc pas ça. Peut-être qu’il fallait poser la question autrement. Ne pas se demander « qui voudrait nous piquer nos chaussettes ? », mais plutôt : « Pourquoi voudraient-ils nous piquer nos chaussettes ? »

 

Et là, ça m’a sauté aux yeux.

 

Les chirurgiens ! L’industrie de la chirurgie plastique et reconstructive. Ils veulent que l’on se fasse amputer ou alors qu’on se fasse greffer une troisième jambe, je ne sais pas. Du pain béni pour eux ! La magie du tiroir-caisse. Je ne voyais pas plus simple. Évidemment, c’était ça ! Des années à se poser la question, alors que la réponse était si évidente. Du cheval dans les lasagnes, de la merde dans du chocolat, Julie Lescaut candidate aux prochaines législatives partielles dans la 8e circonscription des Français de l’étranger… Tout est possible. Plus rien ne doit nous étonner. RIEN !

 

Pourquoi ne pas également envisager un complot entre l’industrie textile et l’industrie de l’électroménager ? Les Brandt, les Bosch, les Miele en complot avec les Archiduchesses et les Kindy ! Les uns pour nous faire tourner en bourrique, les autres pour nous vendre toujours plus.

 

Souvent, l’évidence passe devant nous comme un fantôme.

 

Certains diront que je suis folle, que mes propos n’ont ni queue… ni pied. Je vous le dis, je suis la Galilée des chaussettes volées ! Mais vous verrez, vous regretterez. Regretterez de ne pas m’avoir cru. Ça vous fera les pieds.

 

Ceci est la chute de mon papier. Bonne journée.

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