Cité En passant

Pour ou contre l’adoption pour les couples homos ?

21 septembre 2010

Homo-couple
Les premières journées européennes des familles
homoparentales se sont déroulées les 17 et 18 septembre derniers à Paris.  Objectif : débattre sur des projets afin de
promouvoir la reconnaissance et les droits des familles homoparentales en
France et en Europe.
De plus en plus de couples homos expriment leur désir
d’enfant. Seulement, aujourd’hui, l’adoption leur est interdite (c'est vraiment
un challenge que de cacher son homosexualité, se faire passer pour un
célibataire pour être accepté…) et la gestation par autrui (mère porteuse)
est une pratique condamnable en France. De ce fait, de plus en plus de couples
recourent à l’illégalité.

Alors pour ou contre ? Doit-on autoriser l'adoption pour les couples homosexuels ?

En tant que citoyenne, je me pose bien entendu des
questions. En tant que mère aussi. Si un jour une de mes filles était gay, ne
voudrais-je pas qu’elle ait la possibilité de devenir mère et moi devenir
grand-mère ? Mais l’enfant dans tout « ça », son équilibre, son éducation ?
Comment trouver le bon chemin ?

Pour nous éclairer, j’ai demandé à Matthieu*, un ami à moi,
en couple avec Damien*, de bien vouloir témoigner. Tous les deux ont désiré
avoir un enfant et en ont eu un, grâce à une mère porteuse. Tom* a aujourd’hui
1 an.

Témoignage émouvant d’un homme homosexuel devenu papa.

Bandegrise

> Comment est née chez toi, chez
vous, l’envie de devenir parents ?

Je répondrai tout simplement à
cette question par une autre question « A quel moment de sa vie un couple se
dit : c'est bon nous sommes prêts a être parents ? ». Ce que je veux dire,
c'est que nous vivons pour être parents, après, je pense vraiment que notre
orientation sexuelle ne joue en rien sur nos instincts. Nous sommes deux
personnes bien ensemble, nous nous aimons, nous sommes à l'aise financièrement,
nous avons un chez nous bien sympa et puis un enfant est l'aboutissement d'un
couple.

> Vous avez eu recours à une mère
porteuse. Comment l’avez-vous trouvé ? Quelles ont été vos et ses conditions ?
Peux-tu nous donner le montant du « deal » ?

Pour rencontrer notre « fée »,
nous sommes passés via Internet. Nous avons posté une annonce et de là, nous
avons été en contact avec plusieurs femmes prêtes à tenter cette aventure.
Nous avons eu toutes sortes de
propositions, entre celles qui demandaient des sommes exorbitantes (jusqu’à 100
000 euros) et celles qui, après avoir entretenu des conversations
téléphoniques pendant plusieurs mois, disparaissaient dans la nature sans
laisser traces de vie. Et puis parmi elles, nous avons trouvé notre fée.
Nos conditions, nous voulions un
enfant pour nous sans aucun contact avec la mère parce que nous ne voulions pas
d'un enfant un week-end sur deux, notre but au final c’est d'aimer et d'élever
notre enfant.
A ce sujet, bons nombres de
couples homos (hommes et femmes) choisissent le système de coparentalité,
c'est-à-dire que un homme du couple homo homme fait un enfant avec une femme du
couple lesbien et ainsi les deux couples élèvent l'enfant comme un couple séparé,
un week-end sur deux, une semaine sur deux et la moitié des vacances, etc. Tout
ça répond à une charte que les parents ont fait entre eux. Nous nous étions
renseignés, nous avions même rencontré des couples de femmes, mais cela ne
correspondait pas à nos envies. Et puis finalement, je trouve qu'élever un
enfant à deux n'est déjà pas facile alors j'imagine qu’à quatre, ça complique
la situation.
Concernant ses conditions, elle
ne souhaitait pas de contact avec l'enfant, elle demandait un dédommagement
financier, ne pas être embêté à longueur de temps par nos coups de téléphone ou
nos visites (700 km nous séparait, ça ne risquait pas…).
Au sujet du montant du
dédommagement, c'est elle qui l’a fixé. Nous avons accepté ; par rapport à nos
revenus, c'était très raisonnable.

> Pourquoi ne pas avoir tenté
l’adoption ?

L'adoption est interdite en
France pour des couples homosexuels. Nous aurions pu tenter une adoption en tant
que père célibataire mais alors là, il faut vraiment montrer patte blanche avec
un salaire à la hauteur. Et puis dans notre cas, les services sociaux n'auraient
pas eu longtemps à chercher avant de se rendre compte que nous sommes un couple
d'hommes.

> Comment votre projet a-t-il été
accueilli par votre entourage ?

Par nos familles respectives,
tout s'est super bien passé. Je ne crois pas avoir entendu de réflexion
négative, ni chez nos amis, ni dans nos familles respectives, ni dans notre entourage
professionnel. Par contre, les personnes qui ne sont pas proches (famille et
amis) s'ils se posent des questions, on les laisse se les poser. Aux personnes
les plus curieuses qui ont l’indélicatesse de nous questionner, on leur répond
que nous nous sommes disputés un jour, que mon ami est sorti boire un verre et
puis est sorti avec la mère du petit et de leur union est arrive notre petit
bonheur… et moi, je suis le cocu content dans l'histoire (rires). J e pense que
c'est tout ce qu'ils ont besoin de savoir.

> Comment s’est déroulée l’arrivée
de l’enfant
?

L'arrivée de Tom à la maison
s'est faite comme dans n'importe quel couple qui a un enfant pour la première
fois. Nous avons longuement préparé sa chambre, choisi ses vêtements, lesquels
il aura à la sortie de la maternité etc. 
Une peur tout de même : qu'au dernier moment, notre fée se transforme en
sorcière en changeant d'avis. Ca a été notre hantise, notre angoisse, dès le
début.
Suite à une fin de grossesse
difficile, la naissance a été provoquée et faite par césarienne. Du fait de la
distance qui nous séparait, Damien est allé avant moi pour être présent le jour
J. A cause de problèmes professionnels, je n'ai pu me rendre pour la naissance
donc je les ai rejoints 2 jours après. La sensation au moment du contact avec
mon petit bout d'ange est indescriptible. Puis le séjour à la maternité s'est
passé avec quelques aléas et le jour de la sortie avec notre fée, nous sommes repartis
pour la maison avec Tom.
Les premières nuits, nous sommes
restés dormir avec lui dans sa chambre. Au moindre bruit, on décollait du lit !
En y repensant, on en rit ! Les questions que l’on se pose, tous les parents
autour de nous se les sont posées aussi, donc finalement, que l'on soit
homme-homme, homme-femme ou femme-femme, on a les mêmes angoisses.

> Vis-à-vis de Tom, quelles sont
tes craintes aujourd’hui ?

Nos craintes pour Tom ? Quel
parent n'a aucune crainte pour son enfant ? 
Au-delà de la santé, de son équilibre et de tout le reste, j'ajoute son
insertion scolaire, le regard des autres enfants, des questions que les autres
pourraient lui poser. Après au sein de notre famille, il saura comment il est
venu au monde, il saura qui est la femme qui l'a porté, il pourra même, si il
le souhaite, la rencontrer. Il est vrai que nous avons fait notre enfant
égoïstement mais aujourd'hui, maintenant qu'il est avec nous, je me pose mille
et une questions mais toujours sur la même chose : le regard des autres. Le regard
des autres m'effraie pour lui… les gens sont cruels

> Comment vis-tu le fait que tu ne
sois pas « génétiquement » affilié à Tom  ?
(NB : Damien est la papa génétique de
l’enfant)

Pour ma part, je le vis plutôt
bien. Il n'y a aucune différence entre Damien et moi. Bien avant que le projet
soit au stade de recherche de la mère porteuse, il était clair que Damien
serait le père de l'enfant. Nous en avions longuement discuté avant et pour
moi, c'était comme ça. Et puis de toutes manières, il fallait bien que l'un
d'entre nous  se « dévoue » (rires).
Après les gens bien pensants viennent déverser leur venin en disant "Tu
aurais du être le père parce que si jamais vous vous séparez, il pourra
t'empêcher de voir l'enfant, tu n'as aucun droit sur lui." A ça, je réponds
que c'est « le risque du jeu », et puis on n’en est pas là, et l'enfant a son
mot à dire aussi. Si il veut me voir, son père serait vraiment un idiot de l'en
empêcher. Mais je connais mon homme, même si ça se passe mal, il est très
intelligent et jamais il ne fera une chose pareille.

> Vous avez eu un petit garçon.
Pour toi, cela aurait-il changé quelque chose que l’enfant soit une fille ?

Moi je voulais une fille et Damien un garçon,
mais je suis content que ce soit un petit mec finalement. Au moins on sait
comment ça fonctionne ! (rires) Mais je suis certain qu'on s'en serait sortis
avec une fille, dans ma belle famille, elles sont assez nombreuses pour donner
des conseils !

> Pensez-vous recommencer pour
avoir un 2e enfant ?

Nous aimerions bien avoir un 2e
enfant, si c’est une fille cette fois-ci (rires) !  Plus sérieusement, il va falloir nous laisser
le temps de renflouer les caisses. Ça me plait beaucoup de pouponner, je
n'aurai pas voulu passer à coté de ça, et je ne vois pas mon fils sans frère ou
sœur.  Même si il a de nombreux cousins
et cousines. Dans ma belle famille, les cousins sont grands et dans ma famille,
mes frères ne sont pas encore prêts a être parents donc le pauvre Tom se
retrouve seul au milieu de ses grandes personnes donc oui j'aimerai lui
apporter la joie d'être à deux, mais pas pour tout de suite.

> Quels conseils donnerais-tu à un
couple pensant à faire la même démarche ?

Les conseils que je peux donner
aux autres personnes, c'est de ne pas perdre espoir, tout peut arriver, nous
nous estimons très chanceux mais notre couple a eu des hauts et des bas car il
y avait  là l'intrusion d'une personne
étrangère dans notre relation. Il faut être très soudé, et savoir faire des
concessions, énormément de concessions… Nous n'avons pas eu une année très
facile, je peux le dire, mais le jeu en vaut la chandelle. Ca aussi, je peux le
dire. Et même si Tom n'est pas de moi, je ne m'aurais jamais cru capable d'aimer
autant quelqu'un d'autre que mon homme.

 

(*) Les prénoms ont été modifiés
pour préserver l'anonymat des personnes.

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22 Comments

  • Reply Aude Nectar 21 septembre 2010 at 9 h 24 min

    Si le couple est soudé, équilibré, pourquoi ne pourraient-ils pas accueillir eux aussi un enfant ?
    Ca ne me choque pas du tout.
    Mais les démarches sont plus complexes, les résistances autour difficiles parfois, ça teste la résistance du projet et du couple quelque part.
    Félicitations à ce jeune papa qui témoigne, Matthieu et Damien pour leur petit Tom !

  • Reply vinss 21 septembre 2010 at 9 h 27 min

    Personnellement je suis our, quand on voit le nombre d’orphelins sur cette planète le vrai crime c’est de les laisser tomber. Et puis les enfants d’hétéros ne sont pas une norme de bonheur à mon sens.

  • Reply Lydia 21 septembre 2010 at 10 h 13 min

    Ca me semble tellement évident.
    Je suis plus choquée par le fait de devoir payé pour avoir un enfant…

  • Reply Jphiperinet 21 septembre 2010 at 10 h 21 min

    Je vais faire une généralité à 2 balles, mais c’est du vécu. J’ai 3 gars, de 2 à 12 ans. Nous vivons dans ce qui peut être considéré comme un microcosme plutôt protégé/privilégié. Microcosme dans lequel je n’ai pas été élevé, au contraire. Je m’envoie donc les réunions de parents d’élèves, la crèche et tout le toutim et vois donc passer un échantillon assez large de gosses et de parents. Nous avons quelques couples homos qui justement souffrent de ne pas pouvoir aimer et élever un enfant.
    Et souvent, quand je vois des gosses laissés à l’abandon (avec bonus bonne conscience console/portable/tv/biffetons de 50 dans les poches), je me dis qu’il est franchement hypocrite de croire que des parents hétéros qui ont fait des gosses par besoin de reconnaissance sociale et n’assumant pas leur rôle de parents (pas toujours rose, c’est vrai) ne soient jamais emmerdés, pendant que des homos bien plus concernés sont fustigés d’entrée de jeu sur leur envie et capacité à faire d’un enfant un adulte équilibré et heureux.
    Maintenant oui, je l’avoue ce sont des généralités à 2 balles. Mais vécues au quotidien.

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 12 h 10 min

    Evidemment d'accord avec toi.

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 12 h 10 min

    Autorisons l'adoption…

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 12 h 11 min

    "pas une norme de bonheur", exactement ça.

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 12 h 12 min

    Merci pour ton commentaire.

  • Reply louison 21 septembre 2010 at 14 h 24 min

    Difficile d’en parler, je crois que ca se vit…A un autre niveau j’ai été adopté rien que cela déjà c’est pas toujours simple, bonjour les aprioris. Je pense qu’il faut juste des référents et souvent la famille ou la belle famille remplie très bien ce rôle. donc un enfant adopté ou et d’une mère porteuse c’est assez complexe de lui expliquer MAIS si la famille est unie, équilibrée qu’elle mène sa vie normalement je ne vois pas où est le problème d’adopter dans une famille homo. Encore une fois du moment qu’il y a des référents et que ca ne marginalise personne.

  • Reply Homo anonyme 21 septembre 2010 at 15 h 15 min

    Bravo à Mathieu et Damien pour ce belle exemple.

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 15 h 16 min

    Je pense qu'ils te liront…

  • Reply Yann 21 septembre 2010 at 18 h 37 min

    Le plus triste , c’est peut être que cette question soit encore d’actualité … et moi (en gd naïf) qui pensai que pour élever un enfant, ce qui primait c’était l’Amour qu’on avait à lui donner (bien sur c’est mieux si en prime on peut lui assurer un minimum de “choses matérielles”) …
    Alors oui, peut être que le sacro-saint schéma de la famille avec des parents hétéro pouvait à une époque sembler meilleur pour les mômes et leur développement, mais l’histoire (à commencer par la notre) regorge d’exemples des dérives et des limites d’un tel schéma (Unique).
    Je veux bien entendre que l’enfant ai besoin d’une image masculine et féminine à qui s’identifier (perso j’en sais rien), mais nous ne sommes plus à une époque où les familles vivent reclus dans leur coin (toutes sous le même schéma) et l’enfant aura de fait pléthore de choix de personnes de tous sexes à qui se raccrocher !!
    Alors plutôt que de priver des enfants d’amour parental et d’une vie de famille (sous prétexte que papa et papa ou maman et maman c’est peut être pas tip top mais on sait pas trop) essayons de leur laisser une chance et pour une fois faisons confiance en la nature humaine
    dsl si je suis confus tout ça mais dès que ça touche à l’enfance je perd mon latin, ma syntaxe et touti (les mauvaises langues diront qu’en tps normal c’est déjà pas brillant)

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 20 h 12 min

    Je suis comme toi. je trouve ça dingue que le sujet fasse encore débat. Mais tu vois, même moi (dans le "moi" comprendre personne "ouverte"), je me suis faite avoir.
    Avant d'écrire ce billet, j'étais déjà pour l'adoption pour les gays. Evidemment.
    Mais Matthieu a tout de même réussi (et c'est là que je dit mettre fait "avoir") à m'étonner par son discours. Je me suis rendue compte que j'ai frappé, étonné par la simplicité de ces mots, par l'universalité de ses désirs et sentiments.
    Et pourtant, encore une fois, dès qu'il m'a annoncé l'arrivée de Tom, j'ai été instinctivement submergée de bonheur pour lui, pour son couple.
    A mon tour de ne pas savoir si je suis très claire…
    Kiss ++

  • Reply Ladyblogue 21 septembre 2010 at 20 h 13 min

    Commentaire très juste.

  • Reply Aude Nectar 22 septembre 2010 at 15 h 42 min

    Un autre témoignage intéressant si ça t’intéresse dans mon billet du jour, de quoi débattre longuement aussi.

  • Reply Littledaewoo 22 septembre 2010 at 15 h 42 min

    Mes amis P & M vont devenir papas la semaine prochaine
    Mes amis L & C sont mamans depuis 6 ans
    Je suis une tatie daewoo complètement concernée par le problème, et surtout consternée par les méandres qu’il aura fallu traverser pour en arriver là…
    Pour que ces 2 couples puissent avoir simplement le” droit” d’aimer.
    Alors oui, évidemment je suis “pour”… mais je voudrais surtout que cette question n’ait pas à se poser.

  • Reply Ladyblogue 22 septembre 2010 at 15 h 57 min

    J irai voir !

  • Reply Nakito 24 septembre 2010 at 14 h 48 min

    je vais me faire l’avocat du diable mais il est un point qu’il est bon de savoir pour discuter de ça :
    Il y a aujourd’hui en France beaucoup plus de demandes d’adoption que d’enfants à adopter (un ratio de 1 pour 8 environ !)
    Peut-on intimement crier à la monstruosité quand les services de l’enfance choisissent de réserver les enfants aux couples hétéroparentaux ? Sachant que ce n’est qu’un critère parmi d’autres, mais il faut des critères fixes pour que l’adoption ne se fasse pas à la gueule du client ou pire de son compte en banque.
    Alors bien sur, ça rassure la france catholoique-rétrograde. Mais c’est un fait : on ne peux servir tout le monde en enfants et donc c’est un critère, je dirais même c’est LE critère qui rassemble l’assentiment du plus grand nombre.
    (ceci est un constat de chiffres et pas un jugement de valeur. Ceci dit, si on veut vraiment me titiller, je répondrai honnêtement : Oui, je préfère qu’on réserve les enfants aux couples hétéroparentaux plutôt qu’au couples les plus fortunés comme critère discriminant)

  • Reply Laini 25 septembre 2010 at 12 h 36 min

    @Nakito : OK, pour le ratio adopté/adoptant. Mais il n’y a pas que l’adoption comme recours pour les couples homosexuels. Il y a aussi l’insémination artificielle ou artisanale, il y a aussi les mères porteuses, la coparentalité (un couple de femmes et un couple d’hommes comme parents).
    Et tout est interdit en France. Ces méthodes sont autorisées ailleurs dans le monde, mais lorsque les couples reviennent en France, le “deuxième” parent n’a aucun droit sur son enfant, tout comme les “beaux-parents” hétérosexuels, d’ailleurs. C’est toujours le biologique et la génétique qui donnent des droits, et non pas l’amour et l’histoire familiale.

  • Reply ronaldomanu 26 septembre 2010 at 19 h 17 min

    Tes arguments se valent… mais si il n’y a pas assez d’enfants a adopter en france il faudrait dans ce cas la legaliser les meres porteuses… tu ne crois pas??

  • Reply Nakito 29 septembre 2010 at 17 h 15 min

    N’étant pas une femme, j’ai du mal a avoir une opinion sur les mères porteuses. Est-ce aux hommes de légaliser qu’une femme prête l’intégralité de son corps et donc de sa vie à une tierce personne pendant 9 mois ?…voir plus car le corps doit se remettre, ensuite.
    A l’inverse, ce qui me choque plus dans mon entourage, ce sont tous ces couples, homos ou pas, qui vont à Barcelone ou en Belgique pour des inséminations car on n’a pas ce qu’il faut en France (ou pas le droit ?). ne serait-ce pas le plus simple ?

  • Reply Nakito 29 septembre 2010 at 17 h 20 min

    On est bien d’accord (comme je l’ai écrit en réponse plus haut).
    Pourquoi ces méthodes sont-elles interdites en France ? Surtout que dans le cas d’une insémination d’un donneur de sperme inconnu, pourquoi ne pas donner la coparentalité à la personne choisie par celle qui accouche ?
    j’imagine que c’est pour des problèmes de droit. en cas de rupture, la “vraie” mère ne voudrait pas partager avec son ex qui n’est biologiquement responsable de rien. Risque de procès, etc.
    mais c’est un peu la politique de l’autruche et le résultat ne me parait pas meilleur. Au contraire.

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