En passant

Les petits riens de… Laurent Gloaguen

27 mai 2008
Laurent_gloaguen
J’ai redécouvert Laurent en le lisant. En lisant son blog.

Avant, je ne le connaissais pas et pourtant je bossais avec lui. On a bossé ensemble dans la même boîte pendant 6 ans. 6 années où j’ai eu affaire à un homme discret, limite froid, à un homme qui, quand il s’adressait à vous, vous mettait souvent mal à l’aise. (Est-ce parce que je suis une femme ?! 😉
Et depuis mon immersion « blogosphérienne », depuis que je lis son blog, embruns.net, j’ai découvert que sa discrétion et que sa pseudo froideur cachait en réalité une sensibilité et une timidité extrêmes.
Laurent fait partie de ceux qui se cachent de peur qu’on les démasque, de ceux qui aiment jouer au chat et à la souris, de ceux qui provoquent, qui éveillent et qui (souvent) agacent.
D’une ambigüité déboussolante, celui qui est surnommé le Capitaine (de par sa passion pour l’histoire maritime, la pipe (…) et le bon whisky ?) a une plume aiguisée, parfois moqueuse, souvent provocante, des mots qui appuient là où ça fait mal. Quoi qu’il en soit, son style – tantôt fracassant, tantôt pudique – est toujours empreint d’intérêt.
Avec Laurent, pas de demi-ton, pas de gris clair : on aime ses billets ou on les méprise. On salue sa prose ou on la traite d’inutile. Dans les deux cas, il suscite toujours réflexions et discussions, et c’est bien là tout l’intérêt d’un blog, non ?

Laurent a accepté d’être le premier en ouvrant le bal de cette nouvelle rubrique.
Merci à lui. Merci à toi. Et bon vent au pays du castor !


Ligne_petits_riensLes petits riens de… Laurent Gloaguen

Ligne_petits_riens

Les petits riens sont innombrables dans une journée, mais comme ils
sont ténus, subtils, c’est à peine si nous les enregistrons. La
caractéristique du petit rien, c’est d’ordinaire sa quotidienneté, et
c’est le jour de son absence que nous ressentons comme un déséquilibre.

Le petit rien tout seul n’est vraiment rien, c’est le tissu de plein de
petits riens successifs qui entoure de petits soins, de tendresse, de
délicatesses.

Un petit rien, c’est la boîte à lettres vide, pas de factures, pas de
publicités tapageuses, un petit vide qui fait un petit rien.

Un petit rien, c’est d’avoir encore du café le matin, un petit plein qui fait un petit rien.

Un petit rien, c’est de péter un bon coup, du petit vent qui fait un petit rien.

Le sage le disait, mieux vaut un petit rien qu’un grand rien.

Mais je me sens un peu bon à rien sur le sujet du rien.

Circulez, y a rien à voir.

Rien du tout.

Rien.

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4 Comments

  • Reply McBlackTheJackal 27 mai 2008 at 9 h 31 min

    J’adore les (…) après pipe! Lol. Déjà plus de 2 ans que je l’ai quitté aussi (professionnellement j’entends) et il me manque… Ses Atchoum qui sont plus forts que les miens, sa voix qui est plus douce que celle de ma fille… Ses pipes… Ah ses pipes (…)… Allez boujoux par là-haut et pis bon vent… C’est c’qu’on dit en marine non?!

  • Reply Lydie 27 mai 2008 at 9 h 46 min

    Ton texte donne envie d’aller le découvrir.
    Son texte donne envie d’en savoir un peu plus.
    J’y vais de suite !

  • Reply greg 27 mai 2008 at 23 h 33 min

    moi je l »adore !

  • Reply greg 28 mai 2008 at 14 h 22 min

    J’avais zappé que tu avais bossé avec lui en fait, c’est vraiment marrant quand même et j’adore la description que tu en fais 🙂

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