En passant Entre soi

Prise de tête

26 janvier 2007


Je vais chez le coiffeur 1 fois par mois. Et en janvier, c’était aujourd’hui. Entre midi et deux. Récit d’un RDV pas comme les autres.


L’arrivée :
Rien trop à redire. Le cadre est chouette : canapé cuir marron, parquet foncé, jolis luminaires, grandes glaces où tu peux voir ta trogne mal coiffée (oui, en général, quand on sait qu’on va chez le coiffeur, le matin, on ne se coiffe pas) … bref, t’as l’impression de rentrer chez un coiffeur qui a du style.
On te prend ton manteau, ton sac, on t’installe et on t’amène 125 458 458 revues qui laissent présager du temps que tu vas rester les fesses clouées sur le fauteuil.


La préparation :
Ayant les cheveux longs et ne m’étant donc pas coiffer le matin, je les délivre d’une sorte de chignon-gnon-gnon ligoté par un micro élastique piqué à Princesse. Là, la coiffeuse, enfin, la technicienne (sans technique) regarde ma tignasse noire d’un air presque dégoûtée. « Elle aurait pu se démêler les cheveux la salope ! ». « Je t’emmerde poufiasse ! C’est moi la cliente et je fais ce que je veux ! ». Elle attrape une brosse (pas la bonne. Je sais qu’avec une brosse comme ça, elle n’arrivera à rien !) et commence le chantier. Ma tête presque arrivée parterre à force de tirer dessus comme une dinde, je lui propose gentiment de le faire moi-même.


Ça commence !
La voilà qu’elle part faire son mélange pâteux. Elle revient. Et hop, elle lève les bras et commence à me crémer la tête d’une texture marron/noire. Cette phrase a l’air anodine comme ça, vous l’avez certainement lu sans y prêter attention… et pourtant, une information vitale à mon histoire a été révélée, une information qui fera de ce RDV chez le coiffeur un RDV pas comme les autres. (Là, je vous laisse revenir en arrière et relire cette fameuse phrase). Vous avez trouvé ? Oui, j’ai bien écrit « et hop, elle lève les bras ». Si vous avez bien suivi, vous pouvez imaginer la situation : moi assise sur un fauteuil et elle debout s’occupant de ma tête les bras en l’air DONC ses bras sont à la hauteur de mon appendice nasal. Une
exhalaison âpre et fétide s’immisca alors dans le creux de mes deux narines. C’était véritablement insupportable. Pendant toute l’application, je n’ai respiré que des petits filets d’air… (là, vous allez me dire que je n’avais qu’à respirer par la bouche… ignominie suprême ! Dans ces cas-là, je fais un blocage, je vous en parlerais une autre fois…)


La pause crémeuse :
RAS. Je lis mes 125 458 458 revues. (Vous saviez que Laetitia a donné une interview où elle dit, entre autres, que Johnny l’a trompée ??!!).


Le rinçage :
La nana aux dessous-de-bras pourris me dit de passer au bac pour le rinçage. Je m’exécute. Elle ne connaît pas le déodorant mais en revanche, elle connaît le shampooing ! Mes cheveux moussent tellement qu’on dirait qu’elle a mis un pack de lessive sur ma tête. Bref. 


Le coiffage :
Là, je passe dans les mains de la patronne. Je précise que la patronne travaille avec son mari, le patron. Et là, commence les potins. La patronne que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam, me raconte sa vie. Sa vie amoureuse. Et pas qu’un peu ! Elle est en froid avec son mari (oui, le patron qui coiffe juste à côté !), elle a même quitté le domicile conjugal, blabla, son mari l’a trompé, blabla, avec une femme complètement folle blabla qui porte des bottes en vinyle blabla son mari (et là, je cite cette phrase d’une élégance rare) « a été dans un cul sale » (hhm !) blabla mais son mari  ne va pas bien car battu dans sa petite enfance et blabla ! Le temps d’un brushing : j’ai eu droit à tout !


La sortie
Oh, je fais mon chèque de 56 euros, je prends mes clics et mes claques, je sors respirer l’air frais et cours à La Poste…
Alors pourquoi continuer à aller chez ce coiffeur ? Ben parce que j’ai toujours été contente du résultat concernant mes cheveux… et puis, ça fait quand même rigoler, non ? (Bon ok, sauf les aisselles moisies…)


Bibis tif !


P.S. 1 : N’oubliez pas de participer au jeu de Josette !   Vous avez jusqu’à samedi minuit !!!
P.S. 2 : Mon cadeau est presque prêt… Peut-être ce week-end… si vous êtes sages….


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5 Comments

  • Reply Coralie 26 janvier 2007 at 12 h 40 min

    MDR d’ailleurs cela me fait penser qu’il faut que j’y aille, à 32 ans je n’ai toujours pas trouvé la perle rare et change très très souvent de coiffeur, c’est pareil pour vous???

  • Reply Amélie 26 janvier 2007 at 22 h 08 min

    aie, ouille
    Oulà moi je suis fidèle à la mienne depuis des années…j’ai les cheveux courts donc je dois y aller souvent. La dernière fois que j’ai décidé d’innover, la nenette des produits s’est gourée et m’a fait une permanente, puis m’a colle un produit pour annuler l’effet..total cheveux cramés et dressés sur la tête pendant des mois… je ne me déplaçais plus sans gel…. un chauchemard !!!

  • Reply Katy 26 janvier 2007 at 22 h 09 min

    infidèle ?
    Mais dis moi ne serais-ce pas my lady au “cuir” chevelu difficile (mieux que le vinyle..) qui serait infidèle à notre cher sergio qui sent si bon l’après-shampoing (ça marche pour les aisselles ça ?) et à notre adorable ludo…. ben lui le pauvre.. ne sent plus rien à forme d’avoir la gachette facile sur la “bombe-cheveuxquibougerontplusjamais” ?… en plus personne ne bosse avec madamequiprendsesclientespourdespsys !.. mais la prochaine fois, promis, je viens avec toi… histoire de prendre quelques photos souvenirs décoiffantes et se taper une bonne mise en rire !

  • Reply LudoFJ 26 janvier 2007 at 22 h 09 min

    Hébé, elle m’a bien fait rire, ta visite chez le coiffeur !
    L’épisode des aisselles de la coiffeuse me fait penser à certains dessins de Vuillemin, chais pas pourquoi … 🙂

  • Reply Pam 31 janvier 2007 at 19 h 51 min

    bon poil !
    moi qui suis (heu qui « étais »… heu bref !!) chanceuse de la voir revenir après son rdv, je confirme ! elle revient toujours avec les cheveux qui fleurent bons les champs et les paquerettes… moi par contre, ça me décoiffe toujours de rigoler comme une pouf à son retour de toutes ces anecdotes croustillantes ! je crois toujours qu’elle revient déçue avec les yeux tous mouillés de détresse typiquement féminine… mais c’est des larmes de rire de clown de bon poil qui me procurent bien bien de la joie !

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