Entre soi

Politique : encore combien d’années à attendre ?

7 mars 2017

Depuis que j’ai l’âge de voter, j’ai un désir d’engagement fort. Mon goût de la chose politique a toujours été marqué et s’est affirmé avec le temps.

Je rêve d’un autre monde. Où la terre serait plus ronde et la lune serait plus blonde.

« Peut-on aller bien dans un monde qui va mal ? », question posée à la Une de Philosophie Magazine.

Je me pose aussi la question.

Je suis de plus en plus déçue. Je suis de plus en plus en colère.

La politique a-t-elle encore un sens pour les hommes et les femmes politiques d’aujourd’hui ?

La politique a-t-elle encore un sens tout court ?

 

Nous sommes passés d’une politique ou l’on mentait derrière notre dos, à une politique où l’on nous ment effrontément. Il n’y a plus aucune barrière, ni à l’indignité, ni au déshonneur, ni au mensonge, ni à l’irrespect.

On dit que les jeunes ne respectent plus rien. Laissez-moi rire. Y’a des jeunes en jeans et sneakers dans les cités ou ailleurs qui ne respectent plus rien ; et il y a des moins jeunes en costards et en chaussures pingouins à l’Élysée ou ailleurs qui ne respectent plus rien non plus.

La différence ? C’est que les costards et les chaussures pingouins, on est censé voter pour eux.

 

Je ne veux surtout pas tomber dans un quelconque pessimisme, ce n’est pas le but de ce billet.

Je suis allée voter au primaire de droite. Je suis allée voter au primaire de gauche. J’irai sans doute – j’espère… – voter aux présidentielles… mais bordel, ça me tue…

Ça me tue de « devoir » confier – je dis bien « confier » – mon vote, le poids de mon vote, ou du moins ce qu’il en reste, à des femmes et/ou des hommes qui me plongent dans un no man’s land plutôt que de me tendre la main vers une terre meilleure.

 

Pardonnez-moi… mon billet est décousu… il est tard… le sujet m’énerve… Ça me fait tourner en rond… Seulement voilà… encore une fois, comme il y a 5 ans, encore une fois comme il y a 10 ans et comme il y a 15 ans, il va falloir aller voter et encore une fois, comme il y a 5 ans, comme il y a 10 ans et comme il y a 15 ans, j’ai le terrible sentiment de faire partie d’une cité qui ne me veut pas.

… Oui, j’ai le terrible sentiment de faire partie d’une cité qui ne me veut pas.

Je rêve (non pas d’une banque) mais d’un homme ou d’une femme politique qui me fasse sentir qu’il me veut dans son équipe, comme un entraîneur, un coach qui serait là, capable de motiver ses troupes. Un entraîneur fier, qui a un seul et unique objectif : nous amener en finale.

Ça a l’air super con, dit comme ça, mais bordel, imaginez un peu le truc.

Imaginez la super équipe que l’on ferait tous ensemble si ça arrivait. On se réunit toujours pour des sales circonstances, mais vous avez vu ce que l’on arrive à faire quand on est tous réuni ? Charlie, toussa… Alors ouais… un entraîneur qui réussirait à nous réunir pour un défi unique et positif. Vous voyez… je ne veux pas tomber dans le pessimisme…

Je veux juste rêver. Non, je veux juste le vivre. Vraiment.

 

Encore combien d’années à attendre ?

 

Delphine

 

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