«ANCIEN MALADE DES HÔPITAUX DE PARIS» AVEC OLIVIER SALADIN : À MOURIR DE RIRE

30 septembre 2015

Connaissez-vous Olivier Saladin ?

Je me trompe peut-être mais j’ai le sentiment que la plupart d’entre vous répondraient  « non »  à cette question. Pas le dessin d’un visage devant les yeux, pas une voix en tête, même pas une silhouette. J’étais comme la plupart – je pense – d’entre vous. Le nom d’Olivier Saladin ne me disait rien.

deschiens-saladinEt puis en voyant sa photo dans le programme de la saison 2015-2016 du Théâtre de Cornouaille, le déclic. Mais oui, mais c’est bien sûr ! Olivier Saladin, c’est l’ami des Deschiens, la mythique série de Canal + ! C’est celui qui a des conversations complètement à la ramasse avec M. Morel ! Mais Olivier saladin, ce n’est pas que les Deschiens. Olivier Saladin, c’est aussi plus de vingt films, quasi quarante téléfilms et une dizaine de pièces de théâtre. Entres autres.

Et parmi les pièces, il y a celle que j’ai vue hier soir au Théâtre de Cornouaille à Quimper, « Ancien malade des hôpitaux de Paris » de Daniel Pennac.

Une pièce très (très très) drôle qui nous plonge dans l’univers médical et notamment dans celui des urgences. Beaucoup d’entre nous ont attendu des heures dans ces salles d’attente trop petites, trop bondées. Et d’ailleurs peut-être nous semblent-elles trop petites parce trop bondées justement.

On a tous vécu ce temps d’attente trop long, ces voisins de fortune que l’on essaie de juger « mieux » ou « pire » que nous sur une échelle très personnelle du « Je vais passer avant lui ou non ? ». On a tous juré – pour ne pas dire plus – contre le système, pas assez d’infirmières ! trop d’internes ! pas assez de monde, pas assez de lits ! Pas assez de fric ! Ça fait plus de 4 heures !

olivier-saladin-daniel-pennac-quimperDaniel Pennac nous embarque dans cet enfer blanc, mais côté médecins, pointant du doigt les orgueils des hautes blouses, leurs certitudes, leurs doutes aussi et leurs erreurs de diagnostic. On rit de bon cœur des stupidités du corps médical, de leurs faiblesses et de leurs petits travers.

On se délecte du texte très bien écrit, si imagé et truculant, de Pennac. Je vous conseille d’ailleurs d’aller vous acheter le livre, que vous ayez vu la pièce ou non.

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Dans un monologue à perdre haleine, Olivier Saladin, formidable !, endosse tour à tour des personnages aussi drôles qu’ironiques. Avec nos fesses installées sur nos fauteuils rouges moelleux, on rit de bon cœur, mais, en pensant à nos éventuelles hospitalisations, on se met à rire un peu jaune. Car même si les traits sont poussés à l’extrême (vraiment ?), on se dit à certains passages que oui, ça doit être comme ça en vrai, qu’on ne doit pas en être loin.

Une pièce à voir, avec un comédien à voir, dans une pièce à voir et à lire aussi.

Bravo.

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